Que du feu – Cara Hunter

C’est la veille du réveillon et un incendie est en train de ravager une maison, une magnifique maison à bardages de style Tudor, à Oxford, au milieu d’une immense propriété. Il y a énormément de pompiers, et ceux-ci cherchent au milieu des flammes s’il y a des victimes. Les voisins sont trop éloignés pour savoir si la famille Esmond était là. Mais on finit par retrouver deux enfants, dont un qui est dans un état désespéré, un autre pour lequel il n’y a plus rien à faire. Étaient-ils seuls? L’inspecteur en chef Adam Fawley est appelé sur place, mais les pompiers ne peuvent chercher plus longtemps : tout s’effondre. Il manque la mère, le père, mais sont-ils sous les décombres ou avaient-ils laissé leurs enfants seuls ?
C’est la troisième enquête d’Adam Fawley, j’avais beaucoup aimé les deux premiers romans policiers de Cara Hunter, et j’ai donc sauté sur celui-ci dès sa sortie.

On suit beaucoup les différents intervenants au sein de la police d’Oxford, enquêteurs comme techniciens de scène de crime, légistes. L’enquête s’avère difficile parce le feu a détruit les indices, et aussi parce qu’on ne retrouve pas le père. Qui peut être responsable de ça ? On se rend compte que la jeune mère souffrait de dépression post-natale, ce qui nous donne du grain à moudre, que le père semblait avoir des ennuis.. de ce côté là le suspense est vraiment bien prenant jusqu’au bout.
Mais. Mais je trouve que le début est difficile à suivre : il semble qu’il y ait des problèmes dans le couple d’Adam Fawley le policier et… je ne me souviens plus du tout de quoi il s’agissait, dans le précédent roman. L’auteure ne nous aide absolument pas : un petit paragraphe aurait pu nous rafraîchir la mémoire. Et surtout pour ceux qui achètent ce livre sans avoir lu les précédents.

Un autre gros souci pour moi : la difficulté de se souvenir de qui est qui dans cette brigade de police : encore une fois l’auteure aurait pu démêler tout ça : leur attitude et leurs relations semblent dues à ce qui s’est passé lors d’enquêtes précédentes, et rien ne nous aide pour nous remettre les pendules à l’heure. Donc toutes les questions qu’on se pose sur les policiers parasitent ici l’enquête, et donc le suspense.

En conclusion, très bon suspense dans la deuxième partie, parce que la première est polluée par les difficultés pour comprendre les rouages et problèmes de la brigade de police. C’est vraiment dommage.

Alors un conseil : lire les deux autres tomes avant.

Que du feu – Cara Hunter, ed Hauteville (Bragelonne), mars 2021, 410 pages

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