Le choix de revivre – Clare Mackintosh

Une petite chronique en passant : j’ai acheté ce livre sans savoir. J’avais déjà lu un petit thriller de l’auteure, et ce bouquin-ci vient de sortir en poche. Je n’avais lu ni le résumé ni la 4e de couverture. Et je l’ai lu d’une traite cette nuit, malgré la migraine, et ça m’a aidée à ne plus y penser ! (Donc merci à Clare Mackintosh pour ça !! Signe d’un livre très prenant.).

Et en fait ce n’est pas un thriller, quoiqu’il y ait beaucoup de suspense avec l’histoire : Max et Pip forment un couple on ne peut plus solide. Cependant, ils doivent faire face à la décision la plus lourde et importante de leur vie et ils ne parviennent pas à trouver un accord. Les conséquences de ce choix impossible menacent de dévaster leur couple et rien ne sera jamais plus comme avant.

L’auteure a vécu cette histoire : son fils de 12 ans a eu un cancer au cerveau et il a fallu accepter à un moment donné le fait que la medecine n’y pouvait plus rien, et décider de laisser partir l’enfant, soutenu en soins palliatifs, et comprendre qu’on ne pouvait plus le faire souffrir avec d’autres protocoles inutiles.

C’est cette histoire qu’elle transpose en roman : le petit Dylan, deux ans et demi, est en réanimation : après une opération pour retirer le plus possible de la tumeur, une craniotomie donc, il a subi des tas de chimios, et il est intubé. Il réagit à la voix de ses parents, mais peu. Les parents sont persuadés qu’il va pouvoir rentrer à la maison, ils attendent les résultats du dernier scanner.

Il y a d’autres enfants dans cette salle de réa d’un grand hôpital anglais : une petite fille qui a fait une méningite, ses deux papas se relayent à son chevet ; il y a Liam, qui a fait une énorme crise d’asthme, et est dans le coma. Les parents sont là, les soignants aussi, tout le monde finit par se connaitre très bien. Cette vie dans ce service de réa, et la vie du dehors. Les voix sont celle des parents et de la docteure directrice du service. Pip, Max et Leila.

Aucun pathos là-dedans, juste des parents qui finissent par s’affronter dans un tribunal : la mère et la commission de l’hôpital qui demande, pour l’enfant, qu’on cesse l’acharnement, le père qui veut absolument continuer les traitements qui sont douloureux et inutiles. Et Leila, medecin, qui est pour laisser cet enfant tranquille, mais est souvent dans le doute. Quiconque est parent peut comprendre. On ne parle pas, on ne décrit pas les enfants et leur état physique, c’est inutile, c’est dans les mots des adultes. C’est particulièrement prenant. C’est très bien écrit, c’est surtout la question de l’acharnement, des décisions à prendre lorsque c’est un enfant qui est trop petit pour dire s’il veut arrêter, ou pas. J’ai beaucoup aimé.

Le choix de revivre – Clare Mackintosh, Hachette livre 2020, le livre de poche mars 2021, 475 pages

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