La survie de Molly Southbourne – Tade Thompson

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L’été dernier, j’ai lu la novella « Les meurtres de Molly Southbourne », et j’ai redécouvert ma chronique, Ici,. En fait je suis surprise de lire que j’avais plus ou moins descendu le bouquin, parce que lorsque j’ai vu qu’une suite allait être publiée aux Ed Le Bélial, en novella UHL j’étais contente et je l’ai commandée de suite, pourquoi ? Mystère. Il se peut que peu à peu j’ai appris à en aimer le souvenir. Alors voilà. 2e été avec de la SFFF (Science Fiction, Fantasy, Fantastique).

Qui est Molly  ? Une jeune femme dont le sang possède l’effroyable capacité de faire naître d’agressifs doubles d’elle-même. Mais Molly est morte dans l’incendie de son domicile. De la jeune femme, il ne reste plus que les ruines fumantes d’une maison, des cadavres brûlés, et un double – une autre Molly. Pour cette nouvelle Molly, tout est à recommencer : certains veulent la voir morte, d’autres cherchent à la capturer, brûlant de connaître les secrets de sa nature étrange. (Résumé éditeur).

(Hum, pourquoi WordPress affiche t’il une partie de mon texte en taille minuscule ??)

Dans le premier tome on suivait Molly, qui, à chaque fois qu’elle saignait,  faisait surgir des clones d’elle-même , et elle devait les tuer avant que ces doubles ne la tuent, elle. Ses parents l’ont entrainée toute sa vie aux techniques de combat, et elle n’a jamais su pourquoi cette  malédiction lui était échue. Apprenant les nombreuses façons de repérer les choses, se cacher, résister aux attaques, Molly a été entrainée par sa mère, d’origine russe, comme un membre d’un commando d’élite.
Au moment où commence ce deuxième tome, « La survie de Molly Southbourne », on retrouve Molly au moment où on l’avait laissée, lorsqu’elle a incendié sa maison en y tuant des tas d’autres molly dont le nombre était devenu incalculable.

Or, on découvre que ce n’est pas la vraie Molly, ce n’est pas la Molly « prime » qui regarde sa maison réduite à un tas de cendres, mais l’un de ses clones. Celle-ci possède la mémoire, le corps de la Molly prime, mais les souvenirs n’arrivent que peu à peu. De plus, elle s’aperçoit qu’elle est « stérile », c’est à dire que son sang ne fait pas naître d’autres molly. Elle a aussi, comme la Molly « prime », tatoué sur le bras le numéro de téléphone « d’urgence ». Elle appelle et est prise en charge par une équipe d’hommes en costume, qui la soignent et l’emmènent dans un appartement à Acton, on lui donne des papiers, de quoi ouvrir un compte bancaire, et on lui recommande de faire profil bas. Sans autre explication.

À ce moment précis, Molly a l’air d’une jeune femme de vingt-huit ans, mais en réalité elle est née il y a juste dix-huit heures. Elle va se cacher, essayer de dormir mais cauchemarder, se réveillant en étant sûre d’être attaquée par d’autres molly, sans arrêt. Et les souvenirs de la première Molly lui viennent en tête, et avec eux les interrogations. Pourquoi est-elle comme ça ? Pourquoi doit-elle se cacher? Pourquoi ces apprentissages, dignes d’un espion de la Guerre Froide ? Pourquoi se sent-elle observée dans la rue alors qu’elle a pris soin d’acheter des vêtements de deuxième main, grands et passe-partout ? À quoi, à qui sert-elle ?  Alors qu’elle en est à se poser tant de questions,  elle repère une fille qui la suit. Peau sombre, foulard en tissu africain… C’est une Tamara, apprend-elle. Une autre qui est comme la première Molly. Mais ses clones à elle ne l’attaquent pas. Et elle ne les tue pas. Pourquoi ??

Contrairement au premier tome, ici Tade Thompson abandonne la violence, la terreur et l’horreur assez abruptement, et se concentre sur le côté psychologique de Molly, ses interrogations, ses hallucinations, ses souvenirs de la vie de la première Molly.
Si le monde construit dans le premier tome était si original, ici l’originalité a cessé d’être. Comme si il fallait absolument faire une suite pour expliquer. Or, on n’a pas d’explications, ce qui fait paraitre cette « Survie de Molly Southbourne » pour un tome intermédiaire somme toute assez ennuyeux. Alors, amateurs de SFFF, lisez le premier tome « Les meurtres de Molly Southbourne », mais ne vous attendez pas à grand-chose de cette deuxième partie. Je présume que Tade Thompson est en train d’écrire une troisième partie. J’attends de voir…

La survie de Molly Southbourne – Tade Thomson, ed. Le Bélial’ coll. Une Heure Lumière, 118 pages, traduction Jean-Daniel Brèque, Juillet 2020

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