Marche blanche – Claire Castillon

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Ce roman est sombre à souhait. La narratrice est la mère d’une enfant de quatre ans, Hortense, kidnappée il y a dix ans tout juste. Alors que la 10e Marche Blanche en hommage à Hortense traverse la petite ville où ils habitent, la mère regarde depuis sa fenètre.

Résumé éditeur : Dix ans après la disparition de leur fille Hortense, alors âgée de quatre ans, Carl et sa femme vivent toujours dans l’ombre terrible de ce drame. Des marches blanches ont été organisées, l’enquête se poursuit sans résultats. Carl voit avec inquiétude l’état mental de sa femme  se dégrader avec l’arrivée de nouveaux voisins dans la maison d’en face. Géraldine et Bertil ont deux enfants, Ludo et Hélène. Hélène a quatorze ans, exactement l’âge qu’aurait Hortense ; elle a une petite cicatrice sur la lèvre qui correspond à celle qu’avait la fillette. Il n’en faut pas plus pour que la mère se persuade qu’il s’agit de sa fille.

 

Le monologue intérieur de la mère en deuil est un peu décousu, et on s’aperçoit qu’elle en veut au maire, aux volontaires de la battue qui n’a rien donné à part la découverte d’une petite chaussure verte… elle se rappelle de ce qui s’est passé : avant d’aller chez le dentiste ce jour-là, Hortense et elle sont allée au parc, Hortense a joué au sable, aux jeux, puis la mère a proposé un jeu de cache-cache. Elle a compté jusque 30, et lorsqu’elle a ouvert les yeux, sa fille avait disparu. Elle a crié, trouvé un petit garçon avec un bonnet péruvien qui venait de voir une petite fille dans les bras d’un petit homme sec qui courait en sortant du parc. Personne ne l’a revue.
L’enquête n’est pas arrêtée, Carl pose tous les ans des centaines d’affichettes avec des photos, aucune piste.

Alors quand de nouveaux voisins viennent s’installer en face de chez eux, avec deux enfants dont une fille de 14 ans, la mère est immédiatement persuadée que c’est sa fille. Elle les surveille constamment, mais malgré sa volonté, elle n’arrive pas à s’approcher d’elle. En racontant tout cela au jour le jour, on se rend compte que déjà elle avait soupçonné sa propre belle-soeur, et dénoncée à la police car elle était partie en voyage en Thaïlande le jour même de la disparition d’Hortense. Puis comme Inès est revenue le surlendemain, dès qu’elle a eu le message, la police l’a écartée des suspects. La mère, on s’en rend compte, déteste tout le monde. Elle se fiche de Carl, qui ne l’écoute plus vraiment à chaque fois qu’elle trouve une nouvelle théorie ou un nouveau coupable. Elle s’en va régulièrement de son travail à la Poste, parce qu’ elle dit qu’elle doit « prendre l’air ». Tout le monde est gentil avec elle, et elle les méprise. Ils ne peuvent pas savoir..  Puis tout commence vraiment à déraper lorsqu’elle s’introduit dans la maison des nouveaux voisins pour fouiller et voir « la chambre de sa fille »… Et on commence à être glacé lorsqu’elle laisse entendre de temps en temps que sa fille, eh bien, elle était parfois très énervante..

Un récit qui nous plonge peu à peu dans l’esprit d’une mère devenue folle.

Marche Blanche – Claire Castillon, ed Gallimard, janvier 2020, 170 pages

 

 

 

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