Bulle Ballu – Pascale Moisset

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J’ai reçu ce livre dans le cadre d’une opération Babelio/Masse Critique.

Voici le résumé de l’éditeur « Les Petites Moustaches » qui m’avait donné envie de le lire :

« Un déménagement n’est pas toujours l’annonce d’une mauvaise nouvelle.
Pour Zoé, jeune adolescente de treize ans trois quarts, c’est le début d’une grande aventure. Après tout, trois familles qui décident de vivre ensemble autour d’un même jardin, ça fait toujours plus de rires et de moments partagés. Mais brusquement, ce rêve menace de s’arrêter. L’une des familles est sur le point d’imploser. Les parents annoncent leur séparation, ils doivent déménager, semant le trouble dans leur bulle. Plus déterminés que jamais à rester ensemble, Zoé et ses amis vont redoubler d’efforts et d’inventivité pour sauver leur petit paradis. Dans un univers connecté, un appel à l’aide sur les réseaux sociaux va être la meilleure solution pour rassembler des milliers de personnes à travers le monde autour d’une même injustice: la garde alternée. »

Seulement, il y a eu un « hic » dès le début. La mise en page très bizarre faisait penser que ça allait être de la poésie. Mais à seconde vue, ce n’en n’est pas. (Photo ci-dessous)

IMG_1238En fait l’histoire est racontée par Zoé, treize ans trois quart, qui annonce qu’elle déménage ce soir, pour passer d’un petit appart parisien du 9e avec son père et sa chérie Adélaïde, sa grande soeur Lou et son petit frère Tom vers la rue Ballu. Bon. Elle parle de ses parents lorsqu’ils étaient ados et adoraient Grease et s’adoraient entre eux, ensuite il y a eu un gros mic-mac auquel moi, la lectrice, je n’ai rien pigé, il s’agit maintenant de trois couples, 6 enfants, et deux « au-pair », une congolaise et un américain. Ensuite on apprend que la mère de Zoé est partie en Afrique pour son métier d’anthropologue. Et qu’ils vont emménager tous les 14 dans une maison avec immense jardin rue Ballu.

Il y a de la place pour tous, même si les deux « au pair » sont logés dans une bicoque (sic) au fond du jardin (sic). Sinon tout le monde se loge on ne sait pas trop comment, le lendemain ils font le jardin qui était abandonné (en une journée !!), ils donnent des fêtes, Zoé est amoureuse, bref… ça… ya rien. 

Déjà que la mise en page est peu banale, je peux vous dire que c’est extrêmement pénible à lire. J’ai vraiment dû me forcer pour ce livre, puis le poser, et y revenir après quelques jours, et re, et re, et pas mieux. Parfois, ça rime, parfois ça ne rime pas. Souvent c’est juste des phrases de quelques mots en colonne bien aérée. Souvent j’ai soupiré. Les personnages sont flous, et peu décrits, pas attachants, on n’a pas le temps et il y en a trop. On ne s’attache même pas à la narratrice. Le style, déjà lourdement impacté par la mise en page, est tellement plat qu’on le croirait creux. Alors je signale que j’aime les livres jeunesse, j’ai dévoré tous ceux de ma fille, les Medium Poche, les Neuf en poche de l’École des Loisirs d’il y a plus de vingt ans, des editions Scripto, et il m’arrive d’en acheter pour les lire alors que j’ai vraiment passé l’âge. 

Je doute que ce livre fasse beaucoup de bruit. Je suis obligée de dire qu’il m’a grandement déçue, en comparaison avec le résumé éditeur qui m’avait attirée. Alors non. Je n’ai pas aimé. Du tout.

Bulle Ballu – Pascale Moisset,  ed Les Petites Moustaches, Juillet 2018, 199 pages, 16€

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