Ma vie en suspens – Susannah Cahalan

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Editions Denoël, paru en 2016, réédité en Août 2018, 400 pages, 21,50€

L’auteur : Née en 1985 à New York, Susannah Cahalan est rentrée dès ses 22 ans au New York Post, journaliste prometteuse, elle est soudain atteinte d’une maladie affreuse et mystérieuse en 2008. C’est suite à cette incroyable épopée qu’elle écrit « My Brain On Fire » en 2012. Elle travaille toujours au Post.

Résumé  : Susannah Cahalan, vingt-quatre ans, se réveille entravée sur un lit d’hôpital. Incapable de bouger ou de parler, elle n’a aucun souvenir de la raison pour laquelle elle est là. Celle qui, quelques semaines plus tôt, était une jeune fille en bonne santé, vivant sa première relation sérieuse et promise à une brillante carrière de journaliste, se retrouve désormais cataloguée comme psychotique violente, abrutie de médicaments. Que s’est-il passé?
Ma vie en suspens est l’histoire d’une plongée inexplicable dans la folie. Susannah Cahalan raconte cette descente aux enfers et son combat pour reprendre le dessus. Adoptant le point de vue de la journaliste, elle dresse la chronique de sa maladie : les crises de violence alternant avec un état de catatonie, les examens coûteux ne donnant aucun résultat, l’éventualité d’un internement à vie et enfin, après un mois de calvaire, l’arrivée d’un nouveau médecin dont le diagnostic lui sauvera la vie.

Mon avis :  Sans pathos et sans mièvrerie, ce livre est magnifiquement écrit (et traduit par Elsa Maggion). La couverture et son sous-titre raccoleur m’avaient fait un peu peur. Mais en fait, il s’agit véritablement d’un travail d’enquête, prenant, plein de suspense, mené d’une main de maître par l’auteur qui a voulu tout savoir sur cette période de sa vie. En reprenant le journal qu’elle a écrit dès qu’elle a sû réécrire, le journal de son père et le journal de coordination entre ses parents divorcés, en retournant discuter avec tous les medecins qui l’ont suivie, elle retrace l’avant, le pendant, et un peu de l’après.

C’est une plongée dans les maladies neuro-psychiatriques et les neurosciences, avec un vocabulaire particulièrement accessible, avec des renvois à une bibliographie poussée. Voir jusqu’où on peut se tromper, et aussi ce qu’on peut faire et obtenir aux USA lorsqu’on a une famille aisée. Son traitement a coûté 1 million de dollars, sans compter toutes les recherches, les bilans, l’imagerie médicale, etc. On peut se demander combien d’Américains sont soignés comme cela, et combien, à défaut de medecins de haute volée, sont enfermés dans des hopitaux psychiatriques pour psychose ou schizophrénie. Il est spécifié que beaucoup d’enfants dits autistes seraient atteints de cette maladie et pris à temps, guéris.

J’ai beaucoup aimé. C’est vivant, l’histoire est incroyable et très bien documentée, et ça m’a passionnée. Je le conseille, bien sûr.

Editions Denoël, Septembre 2018

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