Les prénoms épicènes – Amélie Nothomb

IMG_2177Je n’avais plus lu Amélie Nothomb depuis une dizaine d’années, et en discutant avec un ami Facebook qui aime la lire, j’ai appris qu’elle glissait, telle une fève dans une galette, le mot « pneu » dans chacun de ses livres. (Merci, Paul !). Ce qui me donna l’envie soudaine de lire le dernier sorti, comme tous les ans à la Rentrée Littéraire : « Les prénoms épicènes ».
Ce roman raconte l’histoire d’un homme, Claude, qui séduit une femme, Dominique, rien qu’avec du Chanel n°5. ( déjà, j’ai le sang qui bout). Cet homme veut à tout prix « arriver », réussir.
Pour cela il compte utiliser sa femme, comme vitrine, et leur fille nommée Épicène (les prénoms épicènes sont à la fois masculins et féminins, comme Claude et Dominique).
L’utilité de ce genre de prénoms s’arrête là dans le roman, l’auteure n’en reparle plus..
Le père décide de déménager vers la Rive Gauche, plus chic que la rive droite, et par là s´attire la détestation d’Épicène, du coup séparée de sa meilleure amie Samia, restée de l’autre côté. À 11 ans elle est trop jeune : « pour y aller il fallait traverser un fleuve terrible et irréversible ». Là se place le mythe d’Orphée, effleuré et plaqué là.
Elle décide d’adopter le comportement du coelacanthe : « le pouvoir du coelacanthe qui peut s’éteindre pendant des années si son biotope devient trop hostile ». Elle fait une sorte de dépression et tombe dans l’anorexie. Toujours en détestation de son père.
J’arrête là mon résumé, j’ai trouvé le pneu, mais le texte, le roman ne m’a pas du tout plu. Très froid, on n’arrive pas à s’attacher aux personnages, tant ils sont flous et froids. Le texte est ampoulé, et écrit en si gros et si aéré, que ces 150 pages imprimées devaient être au départ un manuscrit de 50 pages grand max. L’histoire me laisse de glace, je n’y trouve aucun intérêt, et le titre s’avère trompeur !
17,50€ pour ça, c’est presque de l’escroquerie, je crois qu’Amélie Nothomb en est à tirer ses romans de ceux qui trainent dans ses tiroirs…
On peut chercher le pneu, lire ça dans un train, en le refermant on l’a déjà oublié.

Albin Michel, Août 2018, 17,50€

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