La vraie vie – Adeline Dieudonné

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Dès cette phrase, on est happés dans ce livre : « La vraie vie » de Adeline Dieudonné, jeune auteure belge.
Les cadavres, ce sont les trophées de chasse de son père, chasseur de gros gibier, dont une hyène parfaitement empaillée, effrayante.
La narratrice a 10 ans au moment où l’histoire commence. Son petit frère Gilles, sept ans. Le père, ultra violent, se soule devant la télé ou bat sa femme, presque à mort, régulièrement. La mère est donc transparente, la jeune fille en parle comme d’une « amibe ».
Ils vivent dans un lotissement vieux et décrépit, leurs seuls jeux d’enfants se passent dans une casse de voitures, et leur plaisir est d’entendre la petite musique du marchand de glace.
Mais un accident dramatique et traumatisant se produit juste devant eux, et le petit Gilles en perd le sourire, la joie de vivre, la vraie vie.
Et c’est là que cette petite fille décide d’utiliser toutes ses forces pour revenir AVANT. Avant, quand son petit frère riait, avec ses petites dents de lait. Elle y met toute sa vie.

Ce roman peut se situer n’importe où, dans une banlieue misérable américaine comme dans une courée irlandaise, partout.
Cette puissance que l’on sent dans cette écriture, dans ces moindres détails, cette force de l’enfant entièrement tendue vers le but qu’elle s’est fixé..
C’est formidable. C’est un roman qui vous emporte. C’est un livre que je n’oublierai pas de sitôt.
Je vous le conseille, achetez-le, lisez-le, laissez vous prendre par ce roman.

Ed. L’Iconoclaste, Août 2018, 17€

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